Necrophagist

Necrophagist
Né en Allemagne en 1991, NECROPHAGIST n'a jamais totalement su s'imposer, que ce soit à ses débuts, alors que les ventes de disques de death metal battaient des records, au milieu des années 90, alors que le genre reprenait son souffle après des années de surexploitation, ou ces dernières années, qui voient le death metal flotter de nouveau, cette fois sur des eaux plus calmes qu'auparavant.

Un tel désintérêt médiatique fait peur et tenterait à faire penser que, derrière une persévérance et un acharnement certain, gambadent probablement les fantômes de la médiocrité. Seuls les plus attentifs me diront qu'Onset Of Putrefaction avait été applaudi par l'underground, ce qui a poussé Relapse, label habitué des sonorités agressives, a donné sa chance à Stefan Fimmers, Hannes Grossmann et Christian Münzner, soudés derrière un fondateur, Muhammed Suicmez, débordant d'idées. Cette signature sur un label réputé a d'ailleurs créé un joli buzz autour du deuxième album des Germains. NECROPHAGIST va-t-il enfin connaître quelques succès en termes de ventes ? La mèche va-t-elle s'éteindre avant même d'embraser la moindre brindille ? La réponse attendra encore quelques mois, intéressons-nous aujourd'hui à l'aspect artistique.

Une fois mes esgourdes posées sur Epitaph, une question sonne vigoureusement à la porte : comment un groupe aussi talentueux et professionnel a pu ramer aussi longtemps en galère sans jamais, ni s'épuiser, ni être récompensé de ces efforts ? Car plus qu'intéressant, ce disque constitue une surprise inattendue.

Evidemment, une basse audible, techniquement irréprochable et boulimique de schémas complexes, m'a toujours titillé les parties inférieures aussi sûrement que les plus rondes formes humaines. Le doigté expert de Stefan Fimmers me charme comme avant m'avaient envoûté les délicates attentions du Gaulois Jean-Jacques Moreac (KRAKBRAIN, MISANTHROPE), du bronzé Tony Choy (CYNIC, PESTILENCE, ATHEIST), du solide Steve DiGiorgio (DEATH, SADUS, CONTROL DENIED, TESTAMENT) ou du décédé Roger Patterson (ATHEIST). Ces références éveillent l'appétit des anciens et il devrait suffire d'évoquer quelques formations plus récentes, THEORY IN PRACTICE, INTO ETERNITY ou CRYPTOPSY pour faire saliver les plus jeunes.

Oui, NECROPHAGIST sue la technicité, et la maîtrise instrumentale dont fait preuve chacun des bipèdes responsables de cette œuvre, le bassiste n'étant point seul à avoir travaillé ses gammes, est inattaquable. Encore serait-il bon de ne pas se laisser éblouir béatement et de s'assurer que toute cette démonstration ne consiste pas en un désagréable esbroufe.

Outre d'innombrables soli remarquablement posés, les deux autres acteurs principaux de cette pièce sont ces riffs tranchants et une voix pour le moins virile. Ils sont d'ailleurs l'ossature d'un disque qui ne se laisse pas gouverner par des instruments solistes qui ont souvent l'habitude de perdre le sens de l'orientation. Les premiers, aiguisés à la lime, respirent l'intelligence et sont, dieu merci, mémorisables, gage de qualité indiscutable. Imposant une structure stricte à l'opus, ils sont le principal élément qui qualifiera ses huit titres de cohérents. La seconde, par contre, ne brille ni par sa finesse, ni par sa personnalité. Testostéronée et cavernoïde, elle oublie tout sens de la modulation et fait peser sur nos frêles épaules un poids lourd, très lourd, que nous serons bien obligés de supporter pour apprécier l'œuvre. Les amateurs de kaboum tik tak kaboum pourront par contre, avec joie, disséquer un jeu de batterie furieusement dense, ajoutant un énième accent technique au disque. Comme les gratteux s'émerveilleront devant les prouesses digitales des six-cordistes. Mais tout cela a déjà été évoqué dans le paragraphe précédent.

Epitaph n'est certainement pas fait pour les amateurs de climats éthérés. Le disque est brutal, rapide, puissant et ne comporte que le minimum vital d'aérations. Mais, à condition de posséder une cage thoracique suffisamment large, il devrait plaire, beaucoup même.

Notons pour finir d'une manière ludique que NECROPHAGIST a repris un thème classique célébrissime du vingtième siècle en milieu de disque. A vous de découvrir lequel.

# Posté le mardi 10 janvier 2006 14:34

Opeth

Opeth
Mené de mains de maître par son leader, guitariste et chanteur d'exception, Mikael Akerfeldt, Opeth est l'un des groupes les plus originaux de ces dernières années. Dès son premier album, il renouvelle le Métal en proposant un mélange de style et en gardant une cohérence parfaite. Opeth est de surcroît un des rares groupes à n'avoir enfanter que des chefs-d'œuvre. L'histoire du groupe commence en 1991 lorsque Mikael Akerfeldt, jeune suédois, rejoint le groupe du guitariste David Isberg, Opet, pour occuper le poste de bassiste. L'ancien projet d'Akerfeldt, Eruption, est au point mort, ce qui lui permet de s'investir complètement dans le tout jeune combo. Cependant, le groupe possède déjà un bassiste ce qui crée un climat de tension entre les membres. Les autres membres créent un nouveau groupe, Crowley, tandis que David et Mikael conservent le nom d'Opet, en y ajoutant le "h", pour former leur groupe. Ils sont rejoints par Anders Nordin à la batterie, ami d'enfance de Mikael Akerfeldt, et par Peter Lindgren, à la guitare, tandis que David Isberg quitte le groupe début 1992. Le groupe commence alors à enregistrer ses premiers morceaux sous le nom d'Opeth. Repéré par le tout jeune Ihsahn (Emperor) qui tomba sur une cassette de répétition, il signe chez Candelight et enregistre "Orchid" en mars 1994. Johan DeFarfalla s'occupe de la basse sur cet album et devient un membre permanent. Grâce à cet album magique, Opeth crée un nouveau style, son style, commence à diffuser son Death Progressif et Mélodique, et devient un groupe majeur de la scène extrême. L'originalité du groupe vient du nombre de ses influences musicale, telles que le Death, le Black, le Heavy, le Rock, le Jazz ou le Folk, créant une musique sombre, mélancolique et inspirée. Le groupe confirme deux ans plus tard avec "Morningrise", leur second album, ce qui leur permet d'entamer une tournée européenne en compagnie de groupes tels que Morbid Angel ou Cradle Of Filth. Après la tournée, Johan DeFarfalla est évincé du groupe et Anders Nordin le quitte pour vivre au Brésil. Martin Lopez, un Uruguayen fan du groupe, qui ne joue alors que de la double grosse caisse rapide et des parties grind, prend alors la place de batteur laissée vacante par Nordin. "My Arms, Your Hearse", le troisième opus du groupe, enregistré en août/septembre 1997, voit le groupe prendre une direction plus violente, en se recentrant sur un métal lourd, même s'il conserve sa grâce acoustique. Album de transition, mais un nouveau chef-d'œuvre de la part d'Opeth. De plus, le line up se stabilise avec l'arrivée d'un nouveau bassiste, Martin Mendez, autre uruguayen, ami de Martin Lopez. Opeth nous éblouit de nouveau avec "Still Life" en 1999, moins direct, plus progressif, qui dénote une maturité musicale impressionnante. Son successeur, "Blackwater Park", voit le jour en 2000. C'est tout simplement un album incontournable de l'histoire du métal, merveille musicale à l'ambiance unique. L'implication de Steven Wilson (Porcupine Tree), qui s'occupa du son, de quelques parties acoustiques et vocales, ainsi que du piano, n'y est sûrement pas étrangère. En 2002, Opeth sort son sixième opus, "Deliverance", son album le plus violent, le plus sombre et sans doute le plus abouti musicalement, suivi de son opposé, quelques mois plus tard, début 2003, "Damnation", presque uniquement composé à la guitare acoustique, fin et mélancolique, avec la touche des synthés de Steven Wilson. Per Wilberg (Spiritual Beggars) accompagne le groupe au poste de claviériste pour la tournée et devient un membre permanent du groupe début 2005. Le prochain album d'Opeth, "Ghost Reveries", sortira en août 2005. On ne doute pas que ce soit encore un chef-d'œuvre.

Discographie:
-1994: Orchid.
-1996: Morningrise.
-1997: My Arm, Your Hearse.
-1999: Still life
-2000: Blackwater Park
-2002: Delivrance
-2003: Damnation
-2005: Ghost Reveries

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 11:09

Modifié le samedi 11 août 2007 05:30

Obituary

Obituary
Un des fondateurs de la scène death metal mondiale aux côtés de Death, Morbid Angel et Deicide. Obituary nous vient de Floride, terres du death metal. Formé en 1984 sous le nom d'Executioner puis Xecutioner avant de prendre le nom d'Obituary en 1988, le groupe commence d'abord à jouer une musique fortement influencée par des groupes comme Venom et Celtic Frost avant de tourner au death metal en écoutant des groupes comme Possessed.
Contrairement à ses pairs de Death ou Morbid Angel, Obituary joue un death lourd, très influencé par le thrash, et au chant écorché, bien loin d'un Chris Barnes (Cannibal Corpse) ou d'un Glen Benton (Deicide). Cette voix deviendra la marque de fabrique du groupe.
En 1989 sort l'album mythique d'Obituary, Slowly We Rot, qui posera les bases du style Obituary : solos énormes, voix écorchée qui semble hurler du yahourt, batterie thrashisante et lourdeur obligatoire. Plus tard, en 1990, le groupe livrera sa meilleure livraison, Cause Of Death, qui allie tous les éléments de Slowly We Rot, mais en les mariant bien mieux (la présence d'un ex-Death n'y est certainement pas étrangère).
Obituary enchaine ensuite les albums sans vraiment évoluer. Leur album The End Complete sorti en 1992 devient une des plus grosses ventes de Roadrunner (à l'époque où ils avaient le top du death et du thrash), et l'album de death métal le plus vendu de tous les temps. Le groupe se sépare en 1997, les membres préférant se consacrer à leurs familles et leurs travaux respectifs. Seul Donald Tardy (batteur) jouera encore, tenant son poste dans Andrew WK.
En 2004, en floride, lors d'un concert d'Andrew WK, d'autres membres d'Obituary étaient présents, et Andrew, fan du groupe, leur proposa de monter sur scène pour jouer de vieux morceaux. Après cette expérience, le groupe réalisa à quel point ils aimaient jouer du death metal, et se reformèrent pour le plus grand bonheur des fans.

Discographie:

-1989: Slowly We Rot
-1990: Cause Of Death
-1992: The End Complete
-1994: World Demise
-1997: Back From The Dead
-1998: Dead
-2005: Frozen In Time
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# Posté le lundi 02 janvier 2006 11:44

Modifié le samedi 11 août 2007 05:36

Silencer

Silencer
Voici un groupe éphémère qui n'aura produit qu'un seul album mais quel album ! La Suède possède un potentiel impressionnant. S'il ne fallait retenir qu'une chose de cet excellent Death Pierce Me sorti en 2000, ce serait cette impression de folie constante présente partout dans ce full-lenght.

Lorsque les premières notes résonnent dans notre esprit, le sentiment de mélancolie, de dérangement se révèle déjà troublant, cette introduction acoustique, même si simpliste, se veut extrêmement efficace. Le moment où la voix signe son entrée marque notre arrivée dans un asile, au milieu de la déchéance incarnée. Cette voix est complètement hystérique, déchirée, reflétant un mal-être infini. Elle n'est pas humaine, elle traverse le simple lieu musical pour s'inscrire droit dans notre tête, pour nous terrifier, nous annihiler. Immonde reflet de la décadence, le fou parfois vomissant, toussant, gémissant est le porte-parole de la folie, et ce fou se nomme Nattramn. Musicalement, on pourrait situer cela entre Burzum et Bethlehem (principalement Dictius Te Necare) et certains passages évoquent Shining. Les breaks sont envoûtants et tranchants tels une lame de rasoir comme par exemple celui du morceau éponyme Death Pierce Me où vient se mêler un piano.

La production donne une puissance particulière aux compositions. La batterie, tenue par le batteur de Bethlehem Steve Wolz, est très bien exécutée, avec des passages plus ou moins rapides et des subtilités intéressantes. Les plages, qui sont en général assez longues, sont aérées et possèdent par leurs changements rythmiques un relief préservant l'auditeur dans cet univers psychiatrique parfaitement retranscrit musicalement. L'ensemble est hétérogène et recherché, écrasant une grosse partie de la scène estampillée "black metal dépressif". Les lyrics sont aussi relativement barrées et déstructurées, réfléchissant le côté instable de Nattramn. Les mélodies sont très entraînantes et touchantes, passant d'un côté sombre très prononcé à un autre beaucoup plus désespéré comme le riff mélodique mémorable de Taklamakan. Il y a là un condensé de haine et de ténèbres, une torture cynique auditive pour tous. Nattramn, chose étonnante, remercie les psychiatres de sa région, montrant chez lui une facette légèrement sardonique.

Plus on avance dans cet opus et plus l'on se sent entraîné vers le fond, l'angoisse se fait obsédante, comme les mélodies de synthé qui débutent et terminent The Slow Kill in the Cold qui feraient presque penser à une musique funéraire. Il faut vivre la musique, s'abandonner à l'aura négative de cette œuvre si complète. Il y aurait tant à dire... Chaque riff en devient indispensable mais se révèle pourtant éprouvant. Chaque hurlement raisonne dans notre cerveau et nous blesse au plus profond de notre cœur. Cette atmosphère suffocante devient palpable, nous plongeant dans un état vespéral. C'est une expérience sadique de Nattramn pour des auditeurs masochistes amateurs de sensations extrêmes. L'intensité est tout le temps maintenue, on ne peut pas imaginer que cette vision (im)pure de l'Enfer ait pu être créée par des êtres humains. Ils ont réussi à explorer la véritable insanité tant l'aspect malsain de la musique est prononcé. L'outro Feeble are You - Sons of Sion au piano clôture à merveille ce voyage dans les abysses ténébreuses de la Folie de par son côté austère, sinistre et imposant.

Album unique, qui n'est pas pour tous, d'un groupe mort-né car Nattramn est désormais en hôpital psychiatrique (on comprend pourquoi). Un chef-d'œuvre dépressif à classer aux côtés des Burzum ou des Bethlehem, on pense notamment à leur chef-d'œuvre absolu Dictius Te Necare et à leur EP Alles Tot.

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 09:39

Modifié le vendredi 01 juin 2007 02:44

Vader

Vader
Voilà Vader un groupe de death metal que j'ai connu y a pas si longtemps(et qui est exellent ) grâce a tom(encore et toujours ^^je me demande qu'est ce que je ferai sans toi lol)
(Ahah!!! J'les ai vu au Hellfest ;p! Groupe à voir en concert)

# Posté le mardi 27 décembre 2005 18:13

Modifié le jeudi 26 juillet 2007 15:24

S.U.P (paroles de variation of the theme 4tx.31b)et infos...

S.U.P (paroles de variation of the theme 4tx.31b)et infos...
Still trapped in the sphere
Which follows another one
Suddenly the sphere before
me stops and disappears
All becomes black around me
I know my own sphere has disappeared too
Travelling through a dark place
I can only see a small light before me!
I'm afraid,I'm aspirated by the light
I take a look behind
No sphere, no cube
Nothing...

Après la signature de leur contrat avec Holy Records et la sortie du superbe "Room seven", les ex-Supuration (qui se sont renommés SUP) profitent de la plus grande distribution dont ils bénéficient dorénavant pour ressortir leur premier véritable album "The cube" (paru en 1993 sur Reincarnate Records sous leur ancien nom Supuration). Ils en profitent pour remixer les morceaux, la réédition mettant plus en avant la basse. Mais surtout cette réédition se voit allongée de trois titres, tirés de l'EP "Still in the sphere" paru en 1994 et introuvable désormais.


Pour ceux qui ne possédaient pas encore "The cube" et qui se languissaient devant ce disque introuvable, SUP fournit la solution avec cette édition disponible dans toutes les bonnes crémeries (et en premier lieu sur leur site web). Quant aux heureux possesseurs de la première version de "The cube", seul leur désir de posséder l'intégralité de l'oeuvre du groupe saurait les pousser vers ce disque. Pas besoin de disserter des heures sur cette réédition, elle est tout aussi indispensable que l'album original et permet de profiter aujourd'hui des années où Supuration écumait l'underground du metal.


Pour plus d'informations sur la version originale de "The cube" et sur l'EP "Still in the sphere", reportez-vous aux chroniques qui en sont faites dans la discographie de Supuration.
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# Posté le jeudi 01 décembre 2005 14:35

Modifié le lundi 02 janvier 2006 15:19

My Dying Bride

My Dying Bride
Formation culte, My Dying Bride est le groupe de Doom le plus connu au monde. Influence majeure de dizaines de groupes, adulé par des milliers de fans, son importance est immense au sein de la scène. Il forme, avec Anathema et Paradise Lost, ce qu'on a coutume d'appeler le « Big Three », en référence au trois groupes venus du Royaume-Uni signés chez Peaceville Records, responsables de toute la deuxième vague de groupes de Doom Death.
Le groupe se forme en 1990 à Halifax (Angleterre) avec Calvin Robertshaw (guitare), Aaron Stainthorpe (chant), Andrew Craighan (guitare) et Rick Miah (batterie), et sort après seulement six mois de répétitions une première démo, Towards the Sinister, au fort accent Death Metal.
Peu après, un EP sort chez les Français de Listenable, intitulé God is Alone, dont toutes les copies seront vendues presque immédiatement. Peaceville Records flaire le bon coup et signe le groupe. Voilà la formation signée chez un label très important seulement un an après sa création.
Symphonaire Infernus et Spera Empyrium, nouvel EP, ne tarde pas et marque l'arrivée du bassiste Ade Jackson au sein du groupe. Très productive, la formation enchaîne très vite sur son premier album, As the Flower Withers, qui repousse les limites du Doom, à tel point que la musique du groupe est alors qualifiée de « Doom Metal avant-gardiste ».
Après quelques concerts au Royaume-Uni et en Europe, la bande enregistre en 1993 un EP, The Thrash of Naked Limbs, qui lui vaut d'être considérée comme le groupe précurseur du Metal gothique grâce à l'utilisation de violon, piano, chant féminin et alternance voix claire / voix growl. Fort de cette reconnaissance nouvelle, le groupe engage en tant que membre permanent Martin Powell, pianiste / violoniste studio qui l'accompagnait depuis le début. My Dying Bride est probablement le tout premier groupe de Doom à avoir incorporé du violon dans ses compos. Pour l'anecdote, c'est durant le filmage d'un clip pour cet EP que Miah se blessera au poignet après une grave chute, ce qui contraindra le groupe à annuler toute sa tournée européenne en compagnie de G.G.F.H. Un autre EP voit le jour, Unreleased Bitterness.
Fin 1993, une gigantesque tournée est lancée pour coïncider avec la sortie du nouvel opus du groupe, Turn Loose the Swans, album aujourd'hui considéré comme une des pièces maîtresses du Doom Death. La tournée sera un immense succès, confirmant la grande popularité des Anglais.
1994 sera une année calme pour le groupe, qui sera pourtant loin d'être inactif. En effet, mis à part les sorties de deux EP, The Sexuality of Bereavement et I am the Bloody Earth, le groupe se consacrera à l'élaboration du chef d'œuvre à venir.
The Angel and the Dark River sort courant 1995 et est suivi d'une immense tournée en Europe, marquée par le passage du groupe au Dynamo Open Air Festival en Hollande. Ce nouvel album sera l'un des plus gros succès du groupe.
La fin de l'année voit les trois premiers EP du groupe réédités en une compilation intitulée Trinity, ainsi qu'une tournée européenne en première partie d'Iron Maiden.
En 1996 My Dying Bride sort un nouvel album, Like Gods of the Sun, plus accessible que ses autres productions. Trois tournées suivent, la première la même année en compagnie de Cathedral, la deuxième l'année suivante avec Sentenced, et la dernière au Etats-Unis en première partie de Dio. Malheureusement, cette première tournée outre-Atlantique sera marquée par une maladie contractée par Miah, qui le contraindra à quitter définitivement le groupe.
Un batteur temporaire sera trouvé en 1998 en la personne de Bill Law pour l'enregistrement d'un nouvel opus, durant lequel My Dying Bride perdra un autre membre, Powell décidant de quitter le navire. C'est donc avec un line-up modifié que le groupe sort l'album au titre étrange, 34.788%... Complete, qui lui fera perdre une partie de son public car trop expérimental. A noter la présence de Michelle Richfield (ex-Anathema, Antimatter) en tant qu'invitée.
Le groupe se fait alors très discret pendant quelque temps, ne rompant le silence que pour annoncer son entrée en studio à l'occasion de l'enregistrement de son sixième album, en lieu et place d'une tournée, ainsi que le recrutement de Shaun Taylor-Steels (ex-Anathema) en tant que batteur permanent. Johnny Maudlin assurera les parties de claviers en studio.
C'est fin 1999 que sort The Light at the End of the World, album en forme de retour aux sources pour le groupe, période Turn Loose the Swans. Le groupe recrute ensuite un second guitariste, Hamish Glencross.
En 2000, la formation fête ses dix ans d'existence avec une grande tournée en Europe de l'Ouest et l'élaboration de deux compilations, Meisterwerk 1 & Meisterwerk 2. Le groupe entre peu après en studio pour enregistrer un nouvel album, The Dreadful Hours, qui sortira en 2001, toujours avec Maudlin aux claviers.
2002 sera une année creuse pour le groupe, marquée seulement par la sortie d'un DVD, For Darkest Eyes, et d'un live, The Voice of the Wretched.
Le groupe revient en 2004 avec un nouvel opus, Songs of Darkness, Words of Light, suite logique de The Dreadful Hours, qui lui permet de regagner le public perdu avec 34.788%... Complete.
L'année 2005 sera marquée par les sorties d'une anthologie intitulée Anti-Diluvian Chronicles et d'un nouveau DVD, Sinamorata.
Le retour du groupe est annoncé pour 2006, avec les arrivées de Deeper Down, EP annoncé pour le 18 septembre, et du neuvième album studio, intitulé A Line of Deathless Kings, annoncé quant à lui pour le 9 octobre, avec un claviériste permanent en la personne de Sarah Stenton.

Malheureusement, Steels doit quitter le groupe lors de l'enregistrement de l'album, pour des raisons de santé. John Bennet assurera les parties de batterie en studio.

# Posté le samedi 08 octobre 2005 12:29

Modifié le samedi 11 août 2007 12:43

Type O Negative

Type O Negative
Type O Negative est né à Brooklyn, à New York, en 1988, sur les cendres de Carnivore le précédent groupe thrashcore de son leader Peter Steele. Le groupe joue depuis toujours un metal gothique dans lequel on peut sentir poindre des influences rock alternatif, mais aussi doom, et beaucoup de travail sur la richesse des atmosphères. Il se compose à l'origine de Peter Steele, à la fois bassiste et chanteur, du guitariste Kenny Hickey, du batteur Sal Abruscato et du claviériste Josh Silver. Colosse doté d'une vision acérée du monde et des êtres, le frontman tient le cap d'un groupe dont le métal amer et sensuel provoque quelques remous au début de sa carrière. En 1991, sort Slow Deep and Hard, premier album dont les textes valent à Steele des accusations de misogynie (alors qu'il a été élevé avec 5 soeurs), tandis que sa collection d'objets issus de la Seconde Guerre Mondiale le fait passer pour nazi (ce qui avec un claviériste juif serait plutôt malvenu). En somme, le groupe dont le style balbutie encore n'est guère aidé dans sa quête du succès. La pochette originale du faux live The Origin Of The Feces sorti en 1992, montre l'anus de Peter Steele comme une réponse sans ambages à toute cette mauvaise presse, qui finira par s'étouffer d'elle-même.


En 1993 arrive en effet dans les bacs Bloody Kisses, premier gros succès du label Roadrunner Records, porté par d'aussi bonnes chansons que "Black #1" ou "Christian Woman". Le groupe y affirme une vision nihiliste du monde, un certain dégoût de l'humanité, mais aussi des hymnes au sexe et à la mort, des piques à la religion, le tout enveloppé dans le politiquement incorrect et un humour noir du plus bel effet. Sal Abruscato quitte le groupe peu après et fonde Life Of Agony, c'est Johnny Kelly (ex-Danzig) qui le remplace. La voix désespéremment grave de Peter Steele en fait fondre plus d'une durant ces années et on le retrouve dans les pages du magazine Playgirl en 1995 (le groupe s'amusera d'ailleurs beaucoup d'apprendre que seulement 23% de ses abonnés sont des femmes). En 1996, October Rust enfonce le clou et se taille un beau succès, en particulier grâce au hit sexy "My Girlfriend's Girlfriend" et à la sublime ballade "Love You To Death". Plus que jamais, Type O Negative s'installe comme un poids lourd du metal US, tout en conservant un style personnel, que l'on compare parfois néanmoins à Sisters Of Mercy. Malheureusement, les difficultés de la vie rattrape le groupe, entre addictions diverses, perte d'êtres chers et spleen, World Comin Down sorti en 1999 déçoit de prime abord public et critique. On y trouve néanmoins une profondeur émotionnelle rare qui suinte de chaque titre. Pour faire patienter les fans, le groupe sort en 2000 un best of potache The Least Worst Of... confirmant son habitude de ne pas se prendre au sérieux. Puis en 2003, l'album Life Is Killing Me évoque tantôt le metal des 70's, le rock alternatif des 80's, tout en conservant le caractère affirmé du groupe comme en témoigne le single "I Don't Wanna Be Me".
Le groupe quitte le label Roadrunner par la suite et signe chez SPV Records pour lequel il planche actuellement sur un nouvel album. Entre autres détails, on peut signaler que le groupe produit tous ses disques, enregistrés au studio Systems Two à Brooklyn, et censés être des produits du Vinnland, un pays imaginaire rassemblant USA et Canada, et qu'on peut entendre "The Bensonhoist Lesbian Choir" en guest vocal sur chaque album. Il est à noter que le 13 mai 2005, le groupe, jamais avare d'une très mauvaise plaisanterie, a fait croire à la mort de son chanteur, au prises depuis 2004 avec quelques soucis cardiaques

# Posté le lundi 19 septembre 2005 11:54

Modifié le samedi 11 août 2007 12:37